MOTO NATURE D' OLT
Départ, 4h du mat, les 9 motos sont rentrées dans le fourgon et les 9 copains : Fernand, Jean-Luc, Alain, Thierry, Roland, Patrice, Philippe, Daniel et Eric sont partis pour un périple au Portugal. Que de bagages…un dépaysement complet, des paysages, des odeurs de genets et de la gastronomie au programme, notre cuisinière, la maman de Fernand et Sandra devront nous supporter pendant une semaine.
Première surprise, un pneu crevé sur le fourgon, puis une vitesse de croisière de 130 pour le fourgon, le team Roland, Patrice et Philippe va procéder à un décalaminage, puis à une préparation filtre à air en Espagne. Un relais de chauffeurs viendra à bout des 1200 km, le fourgon engloutira 500 litres A/R, presque autant que notre propre consommation de Porto et autres breuvages.
Durant tout le trajet, les interrogations fusent, des chemins, des pistes… qu’est-ce qui nous attend, est-ce que les éloges de Fernand
sont exactes, nous passons la frontière sacrément excités, en effet le paysage a changé, la monotonie de l’Espagne est remplacée par les fameux genets blancs, une charrette sur la route, un âne
qui laboure à droite, un bond de 70 ans en arrière… direction Chaves, la ville la plus importante, et là des quads partout, s’il y a du quad, on trouvera des chemins,
puis Ribas le village de Fernand. Installation, Patrice passe l’aspirateur à l’étage, nous sommes dans une autre dimension.
Jour 1 : Cap au sud Est, les vignes et les oliviers. Levé de bonne heure, une équipe prépare les motos, une autre part chercher le pain… ils en mettent du temps, bizarre… ils reviennent enfin la mine réjouit, demain moi aussi je veux aller au pain !!! Fernand nous fait découvrir les ruines d’une citadelle Maure à deux pas, et déjà des chemins incroyables, les chars sont passés durant des siècles et le rocher est usé sur 20 centimètres, nos FIM usent moins les cailloux.
C’est parti, les cartes sur le guidon, le GPS en action. Direction Cadouço, poussière au rendez-vous mais
des paysages à couper le souffle et les odeurs que Fernand racontait.
Pas facile, trop de chemins, il y en a partout, du coup après une dizaine de demi-tour nous adoptons une autre technique, tout au cap, la carte donne la tendance et nous affinons au compas en
indiquant un objectif à 10 ou 15 bornes, et çà roule plutôt pas mal. Prions pour que le tiroir fonctionne, sinon nous allons en perdre !!! et çà arrivera, un petit coup de stress, car hormis
Fernand et Daniel personne par la langue. Nous gravissons une montagne que nous apercevions de la terrasse de la maison… des grimpettes dans les genets… il va falloir raccourcir le tracé, nous
étions trop ambitieux, la chaleur, la poussière des pistes, la crainte de louper un ravitaillement, c’est décidé nous allons rallier Mirandela, passage par le terrain de
cross local, mélange de spéciale, de montée impossible au milieu des chênes liège. Nous continuons au cap, un gué de folie, des chemins improvisés dans les oliviers direction
Valpaços.
Les Camelbaks sont vides arrêt d’urgence dans un troquet, au passage démonstration d’une distraction locale, une sorte de pétanque où les boules sont des galets plats et le cochonets un piquet,
distance une bonne douzaine de mètres, ils sont habiles les bougres.Halte à Rio Torto Bom dia,
nueve fines ! Obrigado Ah çà fait du bien… quelle gentillesse, la première tournée est payée par un local qui a quitté la France il y a quelques années tout content de voir des
enduristes, il a même une moto que Patrice lui fera l’honneur d’essayer, il faut repartir, impossible il veut nous inviter à dîner… une remontée de
ruisseau, puis une montée impossible, une ancienne spéciale, une route avec des traces de frein, peut-être le rallye du Portugal est passé par là ??? ou alors il mette du gaz grave, c’est
pas possible. Nous passons dans Sanfins, une fois, deux fois et trois fois, cela n’en fini pas.
Direction Argeriz, le pont Romain, et Ribas, l’odeur du repas nous accueille. Et après on ne peut plus raconter cela se vit, bizarre la taille
de la casserole, est-ce que tout le village va venir manger ???
Direction la vie nocturne, c’est quoi un bistrot, non c’est El Centro Cultural, çà tombe bien nous avons à peu près la même culture, nueve fines… puis… pas facile à raconter.
Nous faisons la connaissance d’Angelo, j’ai refusé une fois un verre, et je me suis tenu sur mes gardes une semaine, il ne m’avait pas oublié… la main sur la bouteille de liqueur de châtaignes les yeux plissé à la Charles Bronson… ah les embuscades d’Angelo, vous pensez être entraînés, vous vous trompez… nous avions assez de sucre lent pour faire un WEC, et nous étions que le premier jour… aucun d’entre nous n’avait de montre, et il se faisait tard, très tard…
Jour 2 : Cap au Nord Ouest, des sapins et les lacs de Montalegre.
Mais avant j’ai découvert le secret de la corvée de pain, les Natas (prononcer "Natach"), à se rouler par terre… il fait dire que les
boulange là-bas c’est particulier, d’abord il faut commander, attendre en mangeant des gâteaux, bref un deuxième déjeuner… et puis direction Ribas, surtout ne pas
s’arrêter chez Angelo… On enfourche les bécanes. Des chemins de fou, tellement beaux que nous voulions les refaire au retour, c’est rare de vouloir repasser sur ses traces, imaginez le pied,
tiens une biche, tiens un renard…
un peu perdu, on se rencarde et la gentillesse de la population dans les villages les plus reculés nous fait découvrir des pistes. Direction Boticas, et au détour d’une
piste, notre objectif, le lac, pause casse-croûte, nous décidons de revenir via le Nord.
Découverte d’un ancien village Romain, une fontaine d’un autre âge, à la sortie d’une ruelle, un char à bœufs. On cherche note chemin sur une montagne autour d’une éolienne, puis direction
Chaves,
Fernand se rappelle d’un chemin au milieu de la montagne, qui nous fait remonter sur le plateau à vitesse grand V, le rythme s’accélère, direction Ribas. Nous avons
évité Angelo le matin, mais il avait laissé du breuvage pour le soir…lui aussi fabrique son Ratafia.
Jour 3 : pas de moto aujourd’hui, repos… direction
Porto, une petite virée sur le Douro pour découvrir la ville, visite des caves Offley 1737, et une migraine, le soleil sûrement, et la
révélation, Santo Danielo est apparu auréolé entre deux tonneaux.
Dégustation, perte de GPS ou de connaissance, Fernand se mit en quête de retrouver la Casa Adâo, il commande un plat absent de la carte, piovres del pescatore accompagné
de Vinho Verde. Là aussi perte de GPS, le soleil très certainement. De retour à Ribas après avoir visité la ville, Fernand nous raconte des anecdotes
et ses leçons d’histoire.
Le soir, et bien une petite paëlla et une soupe pour les faibles, les plus téméraires repartent au Centre Culturel, que de la moto vous dis-je… avec un zeste de culture.
Jour 4 : Le marché de Chaves sous une chaleur étouffante et visite de la concession KTM
L’après-midi moto, cap au sud-ouest, au milieu de la bruyère, nous nous sommes un peu égaré à suivre une piste en forêt, woops et
glisse, il faut reprendre le chemin du retour.
Le soir petite halte chez Angelo, Daniel est surnommé "Flying Man".
Jour 5 : Les Natas du matin et un circuit qui nous emmène
au Nord Est, Valpaços, Santa Valha… bizarre encore Santa Valha, une petite boucle en suivant un balisage nous fait
tourner en rond, c’est pas grave cela valait le détour, puis la remontée d’un canyon… est-ce que cela va débouché… fantastique, nous faisons une pause casse-croûte au dessus d’une retenue d’eau,
c’est paisible…
Ravitaillement à Rebordelo, l’après-midi nous avons de nouveau tourné un peu en rond, une frayeur, Flying Man se fait prendre la botte par un grillage, il se relève,
rien de cassé, il faut se sortir de se dédalle de chemins. Les ouvreurs Fernand et Eric n’ayant pas assisté à l’appontage brutal de Flying man, se retournent et constatent que le tiroir n’est
plus en place : « on les a paumé ! »
Heureusement le système de traçage odorant mis au point par les deux frères (nous ne citerons pas de nom) suite à la spéciale gastronomique de la veille au soir nous permis de retrouver la troupe. C’est sûr la couche d’ozone a du morflée lorque nous déclenchions notre balise olfactive, sécurité oblige…
Jour 6 : Les Natas, nous sommes conditionnés. D'autres
plus encore... en manque de cannelet peut-être
Nous roulerons que le matin autour de Ribas, la fatigue se fait sentir. Chargement des motos, et adieux à Angelo.
Jour 6 : Retour au pays, tout à une fin, un grand merci à Fernand et Sandra, et mention spéciale pour Fatima, notre cuisinière.
- Portugal le retour, en 2011, dépéchez vous il reste encore 2 places, petit apétit s'abstenir, y-a du technique (visualisez donc le dvd)