MOTO NATURE D' OLT
La veille, un crachin recouvrait nos beaux cailloux. Les montures étaient pourvues pour la plus part de sangles. Une fois les manches tombées, et pour certain la veste, le stage
sanglier peut démarrer. Eric V ouvre le cortège, le ton est donné, première intersection, premier poste de tiroir, et ils me passent tous en glissages dès que les tétines sont posées sur le
goudron. Au bout de 20 mètres la séance d’échauffement est gagnée. C’est parti direction les bas-fonds de Prades, l’adhérence n'est pas gagnée, la température est idéale mais que de
difficultés à rouler propre, harcelés par la presse people, les flashs des paparazzis, les caméras, tel un festival sur la Croisette… Je voudrais vous y voir à jongler de l’embrayage tout en
signant des autographes.
La corde salvatrice de Lionel, le radiateur fumant de Jean-Luc, les grimaces d’Eric sous son Jet (mauvais choix pour les photos), le BackFlip de Joël, le 360° de JP et les conseils de René sur la
théorie du guidon bas, du FIM usé encore meilleur. Jamais une randonnée MNO ne fut aussi mitraillée de photos et de film…
Un contournement de Prades pour aller vers une autre engane, épingle serrée, léger dévers et merde… sangles, poussettes, encouragement, certains camelback
sont déjà vides, quelle descente dans les montées. Arrivée en haut un squelette nous attend, les Amerloc ont la vallée de mort, nous avons le bartas du squelette, oh Nelly cela fait toujours
plaisir. Quoi ? comparer Nelly à une biche, c’est poétique, non ?
Arrivée en haut Michel et Fernand sont venu en TT nous encourager, et se moquer d’être moins fous que les fous. Oui car maintenant on peut le dire, nous
sommes bien un peu malades, parmi nous il y avait même des grippés, fiévreux, shootés pour être là, entre deux quintes de toux.
Le propre du bartas, c’est qu’une fois sorti, on n’y retourne et sur le même versant !!! tel un sanglier aux abois, nos deux débartasseurs ont été à la hauteur des espérances. Une petite séance de jardinages pour trouver l’adhérence dans les feuilles et une grimpette à la force des bras, des jambes, pour certain plus chanceux des moteurs. Monsieur corde, j’ai nommé Lionel est bien là pour tendre la main, et pour tenter de récupérer quelques dons, mais personnes à de Dinars ou de stylo à troquer. Alors il a pitié et tracte, et il tire bien le bougre, sans jeu de mots.
Nous voilà dans des dédalles encore inconnus et pourtant tout à côté. Que de temps à ré-ouvrir ces anciens chemins, mais cela en valait la peine, nous repartons sur les traces le la Classique
mais à contre sens, c’est encore mieux.
Une pause ravitaillement essence et un échange d’ouvreur/fermeur, le décor ce fait encore plus beau, normal c’est chez nous, hein JP ?
Une grimpette, une certaine 250 Ktoche qui se tanque et qui repart, histoire de me recrépir. Le choix de couper et de perdre l’élan ou de suivre ce bougre de
(qui se marre) quitte à se faire pourrir de la tête aux pieds. Direction des chemins ou randonneurs pédestres ne pourra croiser nos roues, tel le dénivelé est pentu et l’adhérence précaire. La
coulée de lave est là, on dit d’ailleurs qu’elle y est depuis quelques années et nous pour un bon paquet de temps, sa souffle, çà râle, tremblez carter votre heure est peut-être arrivée !!!
la solidarité est là, nous sommes au plus loin du périple et il faut penser à regagner le point de départ et boucler la boucle. Les estomacs grincent, gémissent, le rythme devient plus sage, mais
les glissades toujours là, une traversée de ruisseau, où est le chemin ? Quel chemin ? Filet de gaz, et c’est déjà fini… un superbe dosage, j’espère que l’on n’a pas dérangé dame
nature, que les cailloux ne sont pas trop usés par nos séances de polissage, et que les lapins pas trop choqués par les noms d’oiseaux promulgués lors des recherches d’adhérence. Bravo les
Sangliers c’était bien.
Bientôt les photos et les films en ligne...