8h00 du mat, dimanche 25 mars 2007, nous sommes en heure d’été, c'est un bon présage, et déjà les portables crépitent «y a du brouillard, visibilité 300 mètres, température 3°, neige sur les hauteurs » Bref le scénario 2006 en toute sa splendeur, même Joël réitérait son souhait de ne pas affronter la froidure.
Le temps de descendre la bécanne de la remorque et j’étais rejoint par Patrice et René, les autres n’allaient par tarder.
La question « manches ou pas manches » ne se posait pas, une petite polaire en supplément pour les 8 comparses. Fidèle à mes engagements, le sac à dos de René fini sur mes épaules, je me demande encore qu’est ce qu’il peut trimbaler de si lourd… un casse croûte seul ???

C’est parti, direction les hauteurs, « tient là il y a un peu plus de neige », on attaque des pistes sablonneuses, 2 biches déboulent devant nous, un petite pause pour permettre aux pilotes des 2tps de se réchauffer les mains sur les pots des 4tps, et un rayon de soleil commence à pointer. Descente sur la Jonte, et on remonte par le sentier des corniches, le passage aérien au-dessus du Tarn (baptisé quelques années auparavant la trappe à DR)

Un petit coup de fil à l’ami Joël resté près de la cheminée, histoire de chambrer un peu, et nous remontons par la route en lacet sur le Causse Méjean.
Le soleil nous éblouit, pas facile de rouler, l’horizon est si dégagé que l’on aperçoit les éoliennes au loin. Heureusement qu’elles étaient là pour nous faire un peu d’air durant notre pause pique-nique en plein cagnard, pas un pet d’ombre sur le Méjean.

Un petit carré de chocolat (merci Patrice) et c'est une descente sur Ste Enimie, un petit café en terrasse, on complète les pleins, la Kawa tombe à gauche, puis à droite, décidément elle supporte difficilement le grand air. Nous remontons sur Laval du Tarn pour la "mémorable" descente sur le Château de la Caze.
Pour l’occasion je refile le sac à dos à René, nous avion convenu d’un portage uniquement pour le casse croûte, et comme ce dernier a été avalé… Il me l’aurait bien laissé le bougre, prétextant que cela lui coupe la respiration, que les bretelles sont courtes… même avec la larme à l’œil, il faut savoir dire non !!!



Le sourire est de retour sur les visages, une fois la petite troupe arrivée en bas, les anecdotes du Trèfle fusent. La course de côte de La Malène, on coupe sur la droite, quelques demi-tours pour cause de carte incomplète et de piles HS sur le GPS, encore des biches, et nous repartons par les larges pistes en direction du Villard pour reprendre les berges du lot. Certains se plaignaient des descentes en cailloux, alors une petite montée avec un bon grip au-dessus de La Canourgue, nous voilà de retour aux voitures.

Une grande virée, du sable et des cailloux, du sentier escarpé, des grandes pistes permettant de mettre du gaz et d’avaler du kilomètre dans ces grands espaces. De beaux paysages et une météo clémente permettant de dire que la malédiction du Massegros n’est plus. Nous sommes partis le matin en rando hivernale et revenus en printanière l’après-midi.
Eric
PS : voir l’album pour plus de photos commentées