Les formalités se sont déroulées en imper et en scrutant le ciel pour le lendemain. L'estomac un peu noué à la vue des inters et du sieur Cervantes en pleine démonstration de ses capacités. Nous décidère de nous changer les idées en faisant un repérage de la spéciale Xtrem. Et à pied cela n'a pas été évident d'en faire le tour, non par sa longueur, mais parceque cela glissait à donf... Le soir tout le monde prépare son équipement, les straps, les bottes, les lunettes, et comme nous a dit Jean-Pierre "elle est bien cette veste", et la dite veste était de bon augure sur le mont lozère.
Bref la première journée fut humide, les moulards de la margeride bien onctueux. Eric qui n'aime pas trop la boue, un peu trop de gaz dans un virage, à cause du chou de la veille, et vlan une glissade, histoire de mieux s'imprégnier avec le terrain, guidon redressé, tatouage sur la cuisse et c'est reparti. Faut-dire que l'assistance était franchement aux petits oignons, s'il y avait un podium pour l'organisation, Patrice et Pascal serait sur la plus haute marche.
Le lendemain les paysages des Gorges du Tarn, permettaient de rouler sur un terrain plus sec. Une spéciale en ligne inter minable nous attendait, du sable, des appuis, des sapins qui traversaient, bref un condensé d'exception. Une fois au Massegros et une tablette de chocolat noir avalé, la spéciale en groupe nous attendait, avec un public du club venu tout spécialement nous encourager. Et alors ? Un duel Mayo/Alex, du beau spectacle. Et 15 de plus, derrière la herse, un peu moins de spectacle, mais bon !!! Une spéciale c'est un beu comme un bon bain chaud, c'est tellement bon qu'on peut y rester un peu plus... Il fallait déjà repartir pour l'xtrem, de Chabrit. Départ dans une grange, petite boucle dehors, on rerentre dans une étable, que l'on traverse, affaissement de terrain pour les uns, saut pour les autres, test du frein arrière dans les airs pour corriger l'assiette de la moto (si si il y a des experts parmis nous), pour ma part, l'assiette, je la corrige d'une autre manière, avec une fourchette de préférence. Une belle descente dans un ruisseau, une grimpette ou Jean-Pierre, René et Eric font la causette. Quelques troncs d'arbres et une piscine artificielle plus loin, la deuxième journée allait bientôt s'achevée sur les hauteurs de Mende.
Dimanche, couleur de balisage rouge, nous n'étions pas sortis de Mende qu'il fallait déjà retrouver le bon chemin, direction l'aubrac. C'est toujours bon de retrouver nos cailloux perso. A chacun ses commentaires sur sa spéciale préférée, tout le monde a fini sans casse, le visage fatigué mais réjouit. Encore un bon coup de moto, nos comparses ouvreurs toujours présents pour nous encouragés sur les spéciales où ils étaient postés, les rigolades autour du repas du soir... L'enduro dans un contexte tel que celui là, c'est du bonheur, "au fait René !!! avec celui-là, cela t'en fait combien ?"
Eric
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